AM, FM, "téléphoniques" et en ligne : chronologie de mes 40 ans de radio

, par Eduardo Olivares Palma

Afin de t’aider à mieux situer les histoires de radio que tu pourras lire et entendre sur ce site et dans l’attente des posts plus détaillés que je consacrerai progressivement à la plupart d’entre elles, voici un rapide itinéraire chronologique de la belle aventure démarrée en 1982.


FRANCE

• 1982 : Mercure 104.
Première radio "libre" dont les studios se trouvaient dans un appartement rue du Borrego (Paris XXème). J’y faisais une émission sur l’Amérique Latine héritée de mon ami Victor Hugo de la Fuente qui m’a ainsi mis le pied à l’étrier radiophonique.

• 1982 : France Inter.

Avec cette station, la plus importante des radios publiques et la plus écoutée de France, j’ai eu la chance de vivre aussi bien sur le plan professionnel que personnel, quelques unes des expériences les plus intenses et enrichissantes de mes années de radio. Le tout, à la magnifique Maison de la Radio où, plus tard, j’ai retrouvé aussi les équipes de Radio France Internationale et de RFI Planète Radio.

• 1982 : Radio France Internationale (RFI)
Malgré l’échec de mes tentatives de faire partie de sa rédaction Amérique Latine, j’ai gardé jusqu’à aujourd’hui des relations de collaboration, d’amitié et de complicité avec pas mal de ses journalistes et dirigeants. [1]

• 1983 -1984 : Canal 89 & CFM89
Issue du regroupement de plusieurs radios libres obligées de partager une même fréquence, Canal 89 aura été la première radio ou, en plus de mon émission sur l’Amérique Latine, Canal Sur, j’ai participé aussi à la définition du projet et de sa grille des programmes. Lorsque le regroupement a rendu l’âme et Canal est devenu CFM89, j’y suis resté quelques mois en tant que simple pigiste. Canal 89 était au 66 de la rue David D’Angers (Paris XIXème) et CFM dans les studios d’Europe 1, rue François I (Paris VIIIème).

• 1983-1984 : Radio Top Essonne (RTE)
Installée dans le somptueux Château de Morsang sur Orge, cette radio a été mon premier boulot de radio rémunéré à plein temps. Hormis mon travail de réalisateur du direct, en bon "étranger de service" j’y animais une une émission sur la "musique sans frontières" appelée...Passeport.
RTE faisait partie d’un réseau de radios locales créées par le Parti Communiste dans tous les départements de la région parisienne.

• 1984- 1986 Paris Latino.
Pour remplacer l’émission latino-américaine disparue avec la fin de Canal 89, je me suis lancé, comme bien d’autres, dans l’aventure des "Radio Répondeurs". Ce fut ma première expérience de radio au téléphone. Nous avons eu deux "sièges" : d’abord au 8 de la rue Jacob (Paris VIème), dans une pièce prêtée par la charmante Maïté Lacaberats, puis au 16 de la rue de l’Arrivée (Paris XVème) dans un petit bureau loué à prix d’ami par Michel ?.

• 1986-1989 : Classica Latina et Latina

Ma collaboration avec cette radio créée par l’association Cultura Latina a commencé avec Alma Latina, nouvelle formule de ma "vieille" émission sur l’Amérique Latine. Début 1988 est venu d’ajouter Le Latin Plaisir, un magazine culturel quotidien. Fin 1988 j’ai été nommé directeur des programmes, poste que j’ai quitté en août 1989 pour "rentrer au Chili". Radio Latina était au 14 Boulevard Arago (Paris XIIIème).

• 1987-1988 – Radio Chilena
Avec la complicité de Jaime Moreno, son directeur de la rédaction, j’ai collaboré tout d’abord comme correspondant à Paris et plus tard comme producteur et présentateur de Transatlántico, une émission hebdomadaire d’une heure que nous produisions à Paris. Le 5 octobre 1988, en association avec Radio Latina, nous avons organisé un duplex historique à propos du plébiscite emporté par le Non a Pinochet.

CHILI

• 1989 Así Gana la Gente
Tout juste juste rentré d’exil, on m’a demandé de faire partie de l’équipe chargée de produire une trentaine d’émissions de radio pour la campagne présidentielle du candidat de la Concertation des partis pour la démocratie.

• 1990 – 1991 : Radio Nacional
Radio "publique" (AM) où j’ai fait mes deux premières émissions de radio "made in Chile" : Boulevard, un magazine produit en partenariat avec l’ambassade de France à Santiago et La Vuelta al Día en 80 Mundos (Le Tour du jour en 80 mondes).

• 1990 – 1992 : Métro de Santiago.
Directeur de la Communication du Métro de Santiago, j’ai profité à plusieurs reprises du système audio destiné à faire passer des messages dans tous les trains et stations pour en faire une "radio éphémère". Il s’agissait notamment de programmations musicales thématiques en rapport avec des événements tels que les obsèques nationales du pianiste Claudio Arrau, la Fête Nationale chilienne ou, bien évidemment, le 14 juillet.

• 1993 Antena 21
Chargé des programmes dans ce Projet qui, à la base, devait mettre sur pied une radio pour la gauche chilienne. Pour des raisons diverses et variées, Antena 21 n’a jamais réussi à dépasser le stade d’éphémère boîte de production d’émissions pour un réseau de radios « amies ».

• 1993 – 1994 : Radio Universidad de Chile

Les limitations de Radio Nacional (AM mono) et le caractère culturel de la Radio Universidad de Chile (FM stéréo) m’ont amené à changer le Boulevard de domicile. Pendant quelque temps j’y ai produit et présenté une émission quotidienne appelée Lo que queda del día (Les Vestiges du jour), un magazine d’actualité culturelle avec - merveilleux plaisir ! - mon fils Diego à la programmation musicale.

• 1994 – 2002 : Telefónica

Faisant appel à l’expérience Paris Latino et cherchant à innover dans les Communications Internes dont je m’occupais chez cet équivalent chilien de France Telecom, nous avons ajouté au dispositif habituel du premier processus biennal de négociation collective auquel j’ai participé, une Radio "Interactive" qui fonctionnait bien évidemment...au téléphone. Avec le temps et d’une manière intermittente, la Radio Interactive est devenu un outil de communication singulier dans cette entreprise avec plus de 6000 employés.

• 1995 – 2003 Radio USACH
Dernier domicile radiophonique au Chili avant mon retour en France en 2003. Ici je produisais et présentais le Boulevard avec la complicité de l’Institut Français de Santiago. Pendant presque un an, j’ai continué à l’envoyer depuis Paris.

FRANCIA

• 2005-2008 : Télérama Radio

Peu de temps après mon retour en France, Bruno Patino, grand journaliste et bon ami que j’avais connu au Chili où j’ l’avais succédé en tant que correspondant du Monde, m’a invité à participer dans un projet de radio pour Télérama. Un job passionnant aussi bien par l’immersion dans le monde émergent des webradios que par la richesse professionnelle et culturelle de l’équipe du magazine.

• 2008-2021 La Francolatina
Née comme un projet de webradio, La Francolatina a été en même temps (comme dirait quelqu’un...) un demi-échec et...un demi-succès. Échec de la tentative de faire une radio que l’on pouvait écouter en contenu, notamment à cause du manque de moyens financiers et autres. Succès de sa reconversion en site multimédia incorporant - tout comme son "grand frère" Francochilenos - l’audio comme un élément essentiel de ses contenus.

• 2010-2017 : RFI Planète Radio

Au mois de septembre 2010, Anne-Marie Gustave, que j’avais rencontrée à Télérama où elle s’occupait de Radio, m’a mis en contact avec Max Bale, directeur de RFI Planète Radio, une structure créée par RFI pour créer et/ou venir en aide de radios communautaires d’Afrique et d’Amérique Latine. Une première mission au Venezuela en septembre 2010, a donné le coup d’envoi à une étape exceptionnellement riche et drôlement passionnante de mes années radio. Elle m’a permis de découvrir le Cameroun, la RD Congo, la Guinée, la Côte d’Ivoire et la République Centrafricaine

• 2016 – 2018 CFI :
Filiale - tout comme RFI et France 24- du Groupe France Media Monde - CFI est une structure de soutien au médias d’Afrique et du Sud-Est asiatique avec laquelle j’ai participé dans deux missions : l’une en Côte d’Ivoire et l’autre, la toute dernière, en Guinée.